1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg, poudre pour solution injectable / perfusion ou voie intravésicale
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Mitomycine C......................................................................................................................... 20 mg
Pour un flacon de poudre
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Administration par voie intravésicale pour la prévention des récidives dans le cancer superficiel de la vessie après une résection transurétrale.
4.2. Posologie et mode d'administration
Voies d'administration
· Voie intraveineuse directe dans la tubulure de la perfusion ou en perfusion continue.
Toute extravasation ou injection accidentelle sous-cutanée peut être génératrice d'accident nécrotique.
· Voie intra-artérielle (artère hépatique).
· Voie locale (intraséreuse).
· Voie intravésicale
Mode d'administration
Un changement de coloration de la solution du violet au rose peut indiquer une dénaturation de la molécule. Cette dénaturation peut être observée pour un pH inférieur à 6 ou en présence d'oxydants et de réducteurs. Pour cette dernière raison, la perfusion en poche plastique comme le PVC (polychlorure de vinyle) est déconseillée, ainsi que l'association à d'autres médicaments dans le flacon de perfusion.
Volumes de reconstitution
Par voie intraveineuse, intra-artérielle et intra-séreuse :
· 50 mL de solvant pour 1 flacon de 20 mg.
· Concentration : 0,4 mg/mL.
· Solvants : eau pour préparations injectables ou solution de NaCl à 0,9 %.
· La solution reconstituée de mitomycine doit être filtrée avant administration par voie intraveineuse à l'aide du filtre stérile à usage unique fourni dans la boîte (voir rubrique 6.6).
Par voie intravésicale :
· 20-40 mL de solvant pour 1-2 flacon de 20 mg.
· Concentration : 1 mg/mL.
· Solvants : eau pour préparations injectables ou solution de NaCl à 0,9 %.
· Il n’est pas nécessaire de filtrer la solution reconstituée de mitomycine avant administration par voie intravésicale.
Posologie
Administration par voie intraveineuse, intra-artérielle et intra-séreuse
Les posologies varient en fonction des indications et des protocoles d'utilisation.
Par voie endo-vasculaire, la dose totale par cure est en moyenne de 10 à 15 mg/m2.
Les cures sont espacées de 4 à 8 semaines avec une dose totale de 80 mg/m2.
Ces doses moyennes peuvent être augmentées en fonction de la tolérance et de l'évolution.
Le rythme d'administration varie suivant la nature des affections traitées.
En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.
Administration intravésicale
En traitement intravésical, instillation de 20 à 40 mg de mitomycine dans 20 à 40 mL d’eau pour solution injectable ou d'une solution de chlorure de sodium (0,9 %), une fois par semaine, dans la vessie.
En cas d'administration intravésicale, le pH de l'urine doit être supérieur à pH 6.
Une autre recommandation posologique dans la prévention des cancers superficiels récidivants de la vessie est de 4 à 10 mg (0,06 à 0,15mg/kg de poids corporel) instillés dans la vessie au moyen d’une sonde urétrale 1 ou 3 fois par semaine.
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de la mitomycine chez les enfants âgés de 0 à 17 ans n’ont pas été établies.
Mode de manipulation
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La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet. |
Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
4.3. Contre-indications
Ce médicament est contre-indiqué :
· chez la femme enceinte ou qui allaite (voir rubrique 4.6),
· en association avec les vaccins vivants atténués (voir rubrique 4.5).
· en cas d’administration intravésicale :
o chez les patients ayant une perforation de la paroi vésicale,
o chez les patients ayant une cystite.
Ce médicament est GENERALEMENT déconseillé en cas d'atteinte de la fonction rénale : créatininémie double de la normale (voir rubrique 4.8) et en association avec la phénytoïne et l’olaparib.
Ce médicament est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
En raison des effets toxiques de la mitomycine sur la moelle osseuse, les autres modalités de traitement myélotoxiques (en particulier, les autres cytostatiques, la radiothérapie) doivent être administrées avec une prudence toute particulière de manière à minimiser le risque de myélosuppression additive.
Manipuler avec précautions en évitant le contact avec la peau (voir rubrique 6.6).
Un sondage traumatique de l'urètre, même mineur, expose au passage de la mitomycine C dans les tissus périurétraux et au risque de nécrose en particulier des corps érectiles.
Le médicament doit être administré avec prudence par voie intravésicale en raison du risque de perforation de la vessie pouvant survenir immédiatement ou des semaines après l’injection du produit.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Précautions d'emploi
Voie systémique
Surveillance régulière de la numération-formule sanguine pendant et après le traitement et de la fonction rénale.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
Associations contre-indiquées
+ Vaccins vivants atténués
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
CONTRE-INDICATION et pendant les 6 mois suivant l'arrêt de la chimiothérapie.
Associations déconseillées
+ Olaparib
Risque de majoration de l’effet myélosuppresseur du cytotoxique.
+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Antivitamines K
Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.
Contrôle plus fréquent de l'INR.
Associations à prendre en compte
+ Flucytosine
Risque de majoration de la toxicité hématologique.
+ Immunosuppresseurs
Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho-prolifératif.
+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques
Risque de majoration de la toxicité pulmonaire de la mitomycine et des vinca-alcaloïdes.
Des interactions avec d'autres modalités de traitement toxiques pour la moelle osseuse (en particulier les autres médicaments cytotoxiques, la radiothérapie) sont possibles.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Contraception chez la femme en âge de procréer et chez l’homme
Les patientes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception pendant le traitement par mitomycine et jusqu'à 6 mois après la fin du traitement. Il est conseillé aux hommes qui sont traités par la mitomycine d’utiliser une méthode de contraception pendant le traitement et jusqu'à 3 mois après la fin de celui-ci.
Grossesse
Il n'y a aucune donnée sur l'utilisation de la mitomycine chez la femme enceinte. Les études réalisées chez l'animal ont révélé une toxicité sur les fonctions de reproduction (voir rubrique 5.3). La mitomycine a un effet mutagène, tératogène et cancérigène et peut par conséquent nuire au développement de l'embryon. La mitomycine est contre-indiquée pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). En cas d'indication vitale pour le traitement d'une patiente enceinte, une consultation médicale doit être effectuée au regard des risques d’effets nocifs du traitement sur l'enfant à naître.
Allaitement
Les données suggèrent que la mitomycine est excrétée dans le lait maternel. En raison des effets mutagènes, tératogènes et cancérigènes, la mitomycine est contre-indiquée pendant l'allaitement (voir rubrique 4.3). Les femmes qui allaitent leur enfant doivent interrompre l’allaitement avant de débuter le traitement par la mitomycine.
Fertilité
En raison de la possibilité d’une stérilité irréversible due au traitement par mitomycine (voir section 5.3), un conseil doit être apporté aux hommes avant le début du traitement pour une conservation de sperme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
4.8. Effets indésirables
Les effets indésirables sont mentionnés ci-dessous selon la classification MedDRA par classe de système-organe.
La terminologie suivante est utilisée pour classer les effets indésirables en fonction de leur fréquence :
· Très fréquent (≥ 1/10),
· Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10),
· Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100),
· Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000),
· Très rare (< 1/10 000),
· Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Par voie systémique
Affections hématologiques et du système lymphatique
Atteinte des 3 lignées possible mais le plus souvent atteinte de la lignée plaquettaire. Cette toxicité est dose-dépendante et cumulative. Elle peut apparaître soit très tôt au cours du traitement soit plus tardivement (jusqu'à 8 semaines après la dernière injection). La récupération se fait généralement en 6 à 8 semaines.
Très fréquent : Myélosuppression, leucopénie, thrombopénie.
Affections gastro-intestinales
Fréquents : nausées, vomissements, anorexie, diarrhée, stomatite.
Ces effets généralement modérés.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence indéterminée : alopécie, desquamation, prurit, rash, nécrose locale en cas d'extravasation survenant en règle générale quelques jours après la perfusion.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent : pneumopathie interstitielle diffuse à évoquer systématiquement devant une dyspnée, une toux sèche, une hypoxie, et pouvant évoluer vers la fibrose.
Très rare : Exceptionnel cas d'hypertension artérielle pulmonaire.
Affections cardiaques
Rare : quelques rares cas d'insuffisance cardiaque ont été signalés, en règle générale chez des patients recevant ou ayant reçu de la doxorubicine.
Affections hépatobiliaires
Fréquence indéterminée : Elévation des enzymes hépatiques généralement modérée,
Très rare : Cas exceptionnels de maladie véno-occlusive hépatique ont été rapportés après administration de fortes doses de mitomycine C, en règle générale suivies d'une greffe de moelle autologue.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquence indéterminée : insuffisance rénale modérée ou dans le cadre d'un syndrome hémolytique et urémique (insuffisance rénale, anémie hémolytique, thrombocytopénie, micro-angiopathie...).
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquence indéterminée : azoospermie, aménorrhée.
Par voie intravésicale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : Prurit, éruption cutanée allergique, dermatite de contact, exanthème, érythème palmoplantaire,
Rare : Exanthème généralisé.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent : Cystite (potentiellement hémorragique), dysurie, nocturie, pollakiurie, hématurie, irritation localisée de la paroi de la vessie.
Très rare : Cystite nécrosante, cystite allergique (éosinophile) sténose des voies urinaires efférentes, réduction de la capacité de la vessie, calcification de la paroi de la vessie, fibrose de la paroi de la vessie, nécrose du gland et des corps érectiles, en règle générale après sondage traumatique de l'urètre, pouvant entraîner des séquelles uro-génitales et perforation de la vessie (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
4.9. Surdosage
En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets secondaires soient exagérés.
Il faut donc surveiller de façon très stricte la fonction rénale et la numération-formule sanguine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: AUTRE ANTIBIOTIQUE CYTOTOXIQUE,
(L: Antinéoplasiques et immunomodulateurs),
Code ATC: L01DC03.
Antinéoplasique cytostatique de la famille des antibiotiques, extrait de Streptomyces caespitosus.
Il a un effet alkylant: formulation d'adduits avec l'A.D.N. action particulièrement marquée en phases G1 et S.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La décroissance de la concentration sanguine est relativement rapide (demi-vie d'élimination d'une heure environ). Le foie catabolise la mitomycine C.
Sa forme active provient d'une réduction enzymatique, 20 % maximum de la dose est retrouvée dans les urines.
Durant le traitement intravésical, le taux d'absorption de la mitomycine est très limité (1 à 5% de la dose). Néanmoins, un effet systémique ne peut pas être totalement exclu.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans les études animales, la mitomycine est toxique pour tous les tissus en prolifération, notamment les cellules de la moelle osseuse et la muqueuse du tractus gastro-intestinal. Par ailleurs, elle peut entraîner une inhibition de la spermatogenèse.
La mitomycine a des effets mutagènes, cancérigènes et tératogènes qui ont été mis en évidence dans les modèles expérimentaux appropriés.
Tolérance locale
La mitomycine provoque une nécrose sévère en cas d'injection périveineuse ou d’extravasation dans les tissus avoisinants.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
6.2. Incompatibilités
Eviter le mélange avec des substances médicamenteuses susceptibles d'élever (pH > 10) ou d'abaisser (pH < 5,6) le pH de la solution résultante en raison du risque de précipitation et avec des substances caractérisées par la présence d'un ou plusieurs groupements thiols.
6.3. Durée de conservation
3 ans.
Après reconstitution, la stabilité physico-chimique en cours d’utilisation a été démontrée à température ambiante et pendant l’exposition de :
· 1 heure avec de l’eau pour préparation injectable,
· 2 heures avec une solution de chlorure de sodium (0,9 %).
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 ºC.
Conserver le flacon dans l'emballage d’origine, à l'abri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de 50 mL en verre ambré de type I fermé par un bouchon en caoutchouc bromobutyl.
Boîte de 1 flacon, accompagnée d’un filtre stérile à usage unique en poly(fluorure de vinylidène) (PVDF).
Boîte de 5 flacons, accompagnée de 5 filtres stériles à usage unique en poly(fluorure de vinylidène) (PVDF).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Le produit est à manipuler avec précaution du fait du risque de lésions toxiques locales et de réactions allergiques.
La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).
La solution doit être reconstituée avec de l’eau pour préparations injectables ou une solution de NaCl à 0,9 % (voir rubrique 4.2).
Agiter vigoureusement pendant au moins 3 minutes jusqu'à ce que la solution reconstituée devienne limpide et ne comporte aucune particule.
N’utiliser que des solutions limpides.
Le contenu des flacons est à usage unique.
Les solutions non utilisées doivent être jetées.
Avant administration par voie intraveineuse, intra-artérielle et intra-séreuse, il est recommandé de filtrer la solution, après reconstitution, avec le filtre stérile à usage unique fourni avec le flacon. Les instructions de reconstitution et de filtration sont décrites ci-dessous.
Il n’est pas nécessaire de filtrer la solution dans le cas d’une utilisation de la solution par voie intravésicale.
Instructions pour la reconstitution et la filtration (voie intraveineuse, intra-artérielle et intra-séreuse uniquement)
Instructions préliminaires :
· Afin de garantir la stérilité, ne pas utiliser ce produit si son emballage a été endommagé,
· Ne pas utiliser ce produit comme filtre pour injection intraveineuse de fluides ; il n'a pas été conçu pour une utilisation continue à long terme,
· Ne pas utiliser avec des seringues de moins de 10 ml car des pressions supérieures à la maximale pourraient être atteintes et celles-ci pourraient endommager le filtre et/ou entraîner des blessures graves.
· La solution reconstituée de MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg ne doit pas être prélevée avec le filtre, mais elle doit être injectée avec le filtre, soit dans le cathéter, soit dans la poche de perfusion (voir étape 8).
· L'utilisation d'un autre filtre que celui fourni avec le flacon de MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg n'a pas été testée et n’est donc pas recommandée.
· Ces instructions ne concernent pas la voie intravésicale.
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Etape 1 |
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Remplir la seringue avec de l’eau pour préparation injectable ou du NaCl 0.9 % |
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Etape 2 |
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Reconstituer avec un volume de 50 ml d’eau pour préparation injectable ou de NaCl 0.9% le lyophilisat de MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg pour atteindre la concentration de 0,4 mg/ml.
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Etape 3 |
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Agiter vigoureusement pendant au moins 3 minutes jusqu'à ce que la solution reconstituée devienne limpide et ne comporte aucune particule. |
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Etape 4 |
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Remplir la seringue (seringue d’un volume supérieur ou égal à 10 mL) avec la solution reconstituée de MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg. |
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Etape 5 |
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Retirer dans des conditions aseptiques le couvercle de l'emballage du filtre. |
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Etape 6 |
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Fixer la seringue au filtre et retirer l’ensemble de l’emballage. Fixer l’aiguille au « Luer » du filtre, si applicable. |
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Etape 7 |
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Tenir la seringue avec le filtre (et l'aiguille si elle est attachée) en pointant vers le haut et pousser le piston pour faire passer quelques gouttes à travers le filtre. Ne pas contaminer le dessous du filtre avec les doigts. |
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Etape 8 |
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Connecter le filtre avec la seringue de MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg au cathéter intraveineux et pousser le piston pour administrer la solution filtrée.
Ou
Connecter le filtre avec la seringue de MITOMYCINE SUBSTIPHARM 20 mg au « Luer » de la poche de perfusion (si elle est équipée) et pousser le piston pour délivrer la solution filtrée dans la poche ou fixer une aiguille pour délivrer la solution dans la poche de perfusion par le « septum ». |
La filtration ne modifie pas la quantité de Mitomycine C en solution ni ne réduit l'efficacité de la solution.
Volumes de reconstitution
Par voie intraveineuse :
· 50 mL de solvant pour 1 flacon de 20 mg.
· Concentration : 0,4 mg/mL.
· Solvants : eau pour préparations injectables ou solution de NaCl à 0,9 %.
Par voie intravésicale :
· 20-40 mL de solvant pour 1-2 flacons de 20 mg.
· Concentration : 1 mg/mL.
· Solvants : eau pour préparations injectables ou solution de NaCl à 0,9 %.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 865 1 0 : Poudre en flacon (verre). Boîte de 1 + 1 filtre stérile à usage unique (PVDF).
· 34009 550 677 7 1 : Poudre en flacon (verre). Boîte de 5 + 5 filtres stériles à usage unique (PVDF).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière : 6 mois.







